AVEC LA COMPAGNIE VIVRE DANS LE FEU

 

Mise en scène : Louise Lévêque

Textes : Daniil Kharms

Composition et interprétation musicale : Fréderic Jouhannet et Antoine Sergent

Jeu : Cantor Bourdeaux, Louise Lévêque

Costumes : Floriane Gaudin

Daniil Kharms écrit toute sa vie des petites histoires absurdes.

Il observe la réalité, la voit monstrueuse, folle, arbitraire.

Alors ses personnages et ses situations disparaissent avant d’avoir existés, les sens et les sons dérapent, la logique glisse.

Poèmes, fables, comptines, bouts de pensées, il aime les bribes surréalistes, déroutantes, parfois violentes. Kharms est un désespéré combattant, son arme, l’ironie. Auteur d’avant-garde il est arrêté en 1931. Il se réfugie dans la littérature pour enfant.

« Je suis seulement intéressé par le non sens » écrit Kharms en 1937.

En août 1941, il est arrêté pour la seconde fois.

En 1924, il adopte le pseudonyme de « Kharms » jouant sur la similarité entre les termes anglais Harms (maux–préjudices) et Charms (charmes).

« Le corbeau à quatre pattes » est une réunion spontanée

de personnes différentes : le groupe Radix, du collectif

Les Vibrants défricheurs, et la Cie Vivre dans le feu.

C’est une multitude de petites formes, de scènes, de morceaux, un grand désordre des genres.

Nous nous rencontrons à l’occasion du spectacle Russie mon amour de la compagnie Vivre dans le feu. Ce spectacle met en scène, autour d’une longue table de banquet, la rencontre entre Alexandre Pouchkine, Marina Tsvetaeva, et Léonid Kogan. Premier bain dans la littérature russe, premiers mélanges de nos univers théâtraux et musicaux.

Ce qui nous réunit est un désir de langue, de poésie, de musique

et de convivialité.

 

 

Entre le concert et le spectacle, des comédiens-musiciens, des musiciens-comédiens, des poèmes, de la prose, des chansons, des instruments qui s’expriment comme des mots et des mots qui se dissolvent dans le son.

La musique du spectacle est un mélange de musiques traditionnelles, de folklores réels ou imaginés, dans une énergie rock, de chansons, de musique répétitive, de textes parlés, chantés, murmurés, gueulés ou jetés…

 

 

L’instrumentarium se compose de cordes : divers violoncelles et violons, de flute à bec et de percussions frappées au pied.

 

 

Kharms manie les sons et les rythmes. En russe et en français, les mots deviennent musique. Le non-sens de Kharms passe aussi par les rythmes et les sons que nous proposons de faire entendre sans traduction, comme une plongée dans la phonétique et la rythmique russe. Ses textes sont comme des bégaiements, des fragments, d’une langue à l’autre nous y posons notre regard, et du sens à la musique nous voyageons dans les mots.